J'écris ce blog pour faire connaître mon sport - ma passion - à tous. Certaines sections s'adressent surtout aux débutants, comme la rubrique "Gestuelle et techniques d'escalade", d'autres relatent mes voyages ou bien les dernières compétitions auxquelles j'ai participé ou assisté. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires!

mardi 22 juin 2010

Ah ce qu'on s'amuse dans l'Ouest!



C'est fou comme on rencontre des gens fantastiques en voyage! Pour moi, cette excursion dans l'Ouest est un peu différente des précédentes, parce que j'ai maintenant des amis qui habitent un peu partout. Ça me donne une raison pour aller à différents endroits et une source de motivation, et puis je cherche pas trop pour des partenaires d'escalade! En plus, au "Chief Campground" à Squamish, à 5 $ la nuit, on rencontre des tas de gens qui se cherchent aussi des partenaires de grimpe.

Ben oui, on a beau en avoir des "partners en escalade, c'est comme jamais assez. Ça dépend de la température, de ce qu'on veut grimper, des journées de vacances de chacun. D'habitude, je suis toujours en train de galérer pour trouver des gens motivés, mais ici, c'est le contraire, j'ai presque l'embarras du choix!



Voici Gérôme, G-D, un ami qui est débarqué chez Mark en revenant du planting. Notre première excursion a été, je dois l'admettre... un... flop monumental. M'enfin, pas si monumental que ça, mais disons une "aventure peu concluante". Je me suis plutôt sentie comme une exploratrice ce jour-là que comme une grimpeuse.

J'ai voulu me lancé dans une cheminée en 5.8 appelée Sunshine Chimney south. (je lance un défi à ceux qui grimpe la cote d'essayer ça). Moi, j'ai jamais trouvé la ligne. Cette voie plutôt inhabituelle est située juste derrière la cuisine du camping. D'en bas, on dirait une petite cheminée, mais, surprise, après quelques mètres, on entre dans l'entraille du dragon. Une véritable grotte! Il fallait aller tout au fond et ressortir plus loin, mais comme j'avais mal lu le livre-guide, j'ai rebroussé chemin.

Par la suite, Gérôme a senti l'appel et a voulu se lancer dans une autre 5.8 trad, Fungus the Bogeyman. À son tour, il a abandonné, intimidé par une sorte de cheminée-dièdre penché dans un angle inhabituel. J'ai donc enchaîné la voie avec succès et quelques petits frissons bien placé (la roche sonnait plutôt creuse si vous voulez mon avis).


Voici Gérôme prêt à se lancer dans Fungus the Bogeyman! D'en bas, on ne voit pas, mais la voie se termine avec une fissure horizontale où on doit coincer la jambe droite. Couché sur la paroi, on a presque l'impression de... disons... de... connecter avec le rocher. ;)

On a donc fini la journée molo dans le champ de bloc avec quelques V0-V1. J'y ai retrouvé mon ami Chris, qui s'était aussi aventuré quelques jours à Vancouver. Le voici dans son projet du voyage, Baba Hari Das V7, à un mouvement de réussir l'enchaînement! "Screaming Chris" à son meilleur!


Après deux jours d'escalade "traditionnelle", j'avais plutôt envie de revenir un peu à mes habitudes, le "sport". En fait, la journée avant mon aventure avec Gérôme, je suis allé avec Nadine, une autre grimpeuse de Montréal, faire quelques lignes classiques de trad aux Smoke Bluffs: Moskito 5.8 et Pennylane 5.9. Les Smoke Bluffs, à quelques minutes de marche de Squamish (du camping, il faut y aller en auto ou bien faire une heure de marche), est l'endroit idéal pour se "remettre dans le bain" avant d'attaquer des multi-pitchs. Les lignes sont belles et bien nettes (pas trop de mauvaises surprises), la roche est solide, l'endroit est ensolleillé.

Petit hic cependant, un grimpeur du coin a fait une chute au sol de plusieurs mètres (j'estime près de 7 m) pour s'écraser juste à côté de moi. Ça m'a bien secoué, même s'il n'avait rien de visiblement grave. Alors j'ai beau vouloir devenir une meilleure "tradeuse", voir une cam sortir (popper) comme ça et un gars plus fort que moi s'écraser comme une pastèque, c'est pas motivant trop trop.

Alors j'avais envie de "clipper des bolts" et de pas trop penser à la protection. C'est-tu bon, c'est-tu pas bon, est-ce que je "run out", est-ce que c'est "safe" pour mon second, cou'donc, j'ai-tu mis ma cam comme du monde moé là??? Que de questions je me pose en escalade traditionnelle! J'espère que d'ici la fin de l'été, je pourrai grimper une fissure sans trop penser à tout ça!
Pour ceux qui pense que Squamish est uniquement fait pour les grimpeurs de trad ou les bloqueurs, détrompez-vous! Il y a quelques sites de sport qui valent le détour. Samedi, on s'est retrouvé toute une gang à "faire du cragging", c'est-à-dire, à passer la journée sur le bord d'une paroi à poser des dégaines et à rire. Ça eu l'air de faire du bien à tout mes petits bobos!



Même si on a pris ça relaxe, j'ai grimpé huit voies dans ma journée, beaucoup plus que ce que je fais d'habitude. La plupart entre 5.9 et 5.11a, et une petite 5.11d assez soutenue pour terminer la journée! Bravo à Chris pour sa première 5.11d enchaînée au troisième essai! Ci-haut et ci-dessus, la voie en question, Rug Muchers, une classique. La roche ici est assez différente de celle de Squamish. Pour ceux qui connaissent, ça me fait plutôt penser au Lac Boisseau, mais en bien plus gros (quoique c'est peut-être juste dans ma tête...).

Jason, un autre ami de Montréal qui habite Whistler pour l'été, m'a aussi invité chez lui. J'en ai profité pour découvrir un nouvel endroit et pour me réchauffer un peu la couenne (il fait pas chaud chaud ces derniers jours, et en plus on peut pas faire de feux au camping, alors j'en avais marre!)



Voici un peu de quoi a l'air Whistler par une journée assez nuageuse. Et quelques photos de notre petite ballade d'hier...




Évidemment, Jason et moi on a résussi à se trouver un petit bloc pour se dégourdir un peu!







Pour couronner le tout, je suis tombé sur un petit ours en sortant de son appart ce midi pour aller courir avec Gabrielle! Il s'est vite sauvé, mais j'ai eu le temps de capturer une petite photo de loin!


mardi 15 juin 2010

Mode éthique et escalade : un match parfait!



Enfant, je rêvais de devenir mannequin! Je sais, ça fait vraiment cliché et ça ne cadre pas du tout avec moi et avec mon mode de vie. Le camping, l'escalade, mes doigts et mes ongles détruits, mes gros bras, mon manque total de connaissance en matière de mode et d'agencement de couleur... bref, j'ai vite compris que c'était probablement pas mon domaine... Plus tard, j'ai voulu être journaliste, artiste de cirque, athlète... enfin, n'importe quoi pour voyager partout dans le monde et être commanditée, hahaha! Aujourd'hui, ben je cherche toujours : traduction, entraineur sportive, et quoi encore?



Mais quand Warren Zelman m'a proposé de poser pour lui, en tant qu'ami d'abord, mais surtout parce que j'ai un dos et des bras anormalement musclé pour une fille qui s'entraîne pas tant que ça, ben j'ai tout de suite dis oui. Faut dire que j'attendais juste ça! Après avoir vu ses magnifiques photos d'artistes de cirque, je rêvais de voir de quoi j'aurais l'air sous l'angle d'une caméra professionnelle!




Inspirée par ma bonne amie Julie Desormeaux et par son enthousiasme sans limites pour l'environnement, la mode éthique et les éco-designers, j'ai été tentée de trouver des vêtements éthiques et écologiques qui conviendraient à mon sport et à mon mode de vie : l'escalade.


C'est ainsi que je suis tombée sur la ligne de vêtements Respecterre. Ça tout de suite été le coup de foudre! Située dans un écovillage du Québec, l'entreprise fabrique et conçois une ligne de vêtement qui convient au sport, au yoga et au voyage. Ce qui est génial, c'est que les vêtements sont fait de coton bio ou équitable ou de bambou! L'essayer, c'est l'adopter, et c'est peu dire! Chaque morceau de vêtement que j'ai porté pour la séance de photo était si confortable, si doux, que j'ai failli tout acheter! Évidemment, mon budget et mon sens de l'économie a freiné un peu mes ardeurs, mais si j'avais pu, je l'aurais fait.


Qu'est-ce qui fait que le bambou est une fibre écologique? En bref, le bambou est la plante qui a la croissance la plus rapide au monde, en plus de nécessiter très peu d'eau et de ne pas avoir besoin de produits chimiques ou de pesticides! Évidemment, il ne pousse pas au Québec, mais tous les vêtements sont conçus et fabriqués ici. Absolument fantastique. Je me cherchais depuis longtemps des vêtements d'escalade confortables, beaux et polyvalents qui cadrent avec mon sens de l'éthique. Normalement, je vais au Village des valeurs ou dans des échanges de linge, parce que je n'aime pas ce que propose les boutiques sport. Cette fois-ci, j'ai trouvé.

Vous pouvez vous procurer la ligne de vêtements Respecterre dans diverses boutiques à travers la province et le pays, dont la petite boutique Moov Design situé au 1839 avenue Mont-Royal. En plus des vêtements sports et détente Respecterre, vous trouverez chez Moov Design des maillots faits sur mesure, des vêtements d'éco-designers québécois et de nombreux produits éthiques et écologiques comme les marques Fig et Lili Soleil. Fait non négligeable, la majorité des produits offerts par la boutique Moov Design sont fabriqués au Québec! Alors vous encouragez l'industrie locale en plus de protéger l'environnement.

Pour ce qui est du prix, si on compare avec les lignes de vêtements que plusieurs grimpeurs portent au gym, par exemple Prana ou Lululemon, je pense que les prix sont parfaitement raisonnables. Et puis les vêtements sont tout aussi confortables et originaux, sinon plus.

Dans un monde de plus en plus axé vers la consommation, s'il est peut-être devenu difficile de limiter nos achats, on peut au moins essayer d'acheter des produits locaux et éthiques. Enfin, je pense que la plus belle photo de Warren est quand même celle où je porte fièrement mes jeans et une vieille camisole, preuve qu'on a pas besoin de dépenser pour être bien!
Je tiens à remercier Warren Zelman pour son merveilleux travail, Julie Desormeaux pour sa motivatoin et ses connaissances en mode éco, ainsi que la boutique Moov Design et la ligne de vêtements Respecterre.
Aller voir le blog de Warren Zelman pour en savoir plus sur son travail à

samedi 5 juin 2010

Squamish... j'arrive!

Longtemps avant de m'initier à l'escalade, j'en rêvais. Les hauteurs, le vertige, le rocher... j'étais sans le savoir une grimpeuse en devenir. Jusqu'à l'âge de vingt ans, je n'avais aucune passion particulière, sinon la nouveauté en soi. Découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux sports, un instrument de musique, me motivait au plus au point. Mais après quelques mois, chaque fois, ma flamme s'éteignait et je me découvrais une nouvelle "passion".

J'ai voyagé, lu, écrit, joué de la musique, chanté, dansé, fait de l'artisanat. J'ai pratiqué des arts du cirque pendant de nombreuses années (jonglerie, unicycle, main-à-main). J'ai dévalé les pistes de ski en snowboard et en ski, appris les rudiments de la navigation en rivière en kayak et en rafting... bref, un peu de tout, et beaucoup de rien... jusqu'à ce que je découvre l'escalade... en 2002.

J'étais alors dans l'Ouest canadien à cueillir des cerises et je suis tombé sur des grimpeurs à Vancouver qui faisait de la "slack line" (aller voir Slackline Montréal pour en savoir plus). Ils allaient passer trois mois à Squamish pour grimper le "Chief", cette immense paroi rocheuse de 500 mètres qui surplombe l'océan pacifique. J'ai eu comme un appel... Squamish... ce nom a quelque chose de magique qui m'a tout de suite attiré.

J'ai voulu en savoir plus. Je me suis arrêté à Squamish pour observer les parois vertigineuses et je me suis promise d'y retourner un jour et de faire de l'escalade. Depuis, les détours de la vie m'ont conduit en Thaïlande, en France et ailleurs, mais je reviens maintenant à mes premières amours...

Ça fait des mois, je rêve d'aller toucher ce granit mythique. Oh, il y aura certainement des tonnes de Québécois au rendez-vous! Ce n'est pas en soi "La grande aventure du siècle". Mais ce sera mon aventure à moi, celle que j'attends depuis des années. Quelque chose m'attends à Squamish et j'ai bien hâte de voir de quoi il s'agit. Le rocher? Une quête d'absolu, de vide, de liberté? Des rencontres, des joies, des peines?



Disons que je ne chôme pas avant mon départ! Petit contrat de traduction à la pige, échange de linge (Switch and Bitch) organisé par Julie Desormeaux, famille, coupe de cheveux, shooting photo avec Warren Zelman juste avant de partir (pourquoi... euh, je vous ai déjà dit que je rêvais enfant de devenir mannequin... j'ai toujours cru qu'à cause de mes gros bras c'était impossible! mais pour le fun faut bien essayer!). Bref, j'ai hâte aux VRAI vacances, loin de la ville et plus près des montagnes!
Vous ne connaissez pas les soirées Switch and Bitch? Mais d'où vous sortez? C'est une soirée où on amène tout son vieux linge, celui de sa mère, sa soeur, ou même celui acheté par l'Ex de son chum dans un gros sac poubelle. On jette le tout dans un gros tas et on se pitche dedans à qui mieux-mieux pour dénicher des trouvailles... ou des vrais torchons! C'est éthique, pratique, et franchement drôle! Faut surtout pas oublier le vin et les shooters!





Voilà, pour les nouvelles, maintenant, j'ai du boulot. N'oubliez pas de me suivre sur le blogue pour découvrir avec moi un peu de l'Ouest canadien! À bientôt!






Un avant-goût de ce qui m'attend?






lundi 17 mai 2010

S’entraîner, mais par où commencer?


J’ai mis des années avant de commencer à m’entraîner. J’ai à peine commencé il y a un peu plus d’un an, et si j’avais su avant tous les bénéfices que cela pouvait m’apporter, j’aurais commencé avant.

Il n’est pas essentiel de s’entraîner pour progresser en escalade, encore moins pour s’amuser. Mais l’entraînement peut souvent aider à atteindre des objectifs particuliers. Il vous permet aussi diminuer le risque de blessure, puisqu’un bon entraînement contient généralement des exercices pour les muscles antagonistes et prévoit des périodes de repos adéquates (j’ai bien dit un « bon » entraînement).

La pyramide de progression

Peu importe le sport pratiqué, il faut au début acquérir la technique propre à celui-ci. Cela constitue la base de notre « pyramide » de progression. En effet, le nombre de pull up ou autre tour de force a peu d’importance au début en escalade.

Mais une fois la technique de base bien acquise et quelque peu maîtrisée (quelque peu... parce qu'on peut toujours améliorer sa technique, on y revient de manière cyclique), on peut commencer à explorer les autres aspects de la pratique. L’aspect physique et l’aspect mental. Un entraînement bien planifié peut aider à améliorer ces deux éléments.

Définir ses objectifs
Souvent, lorsque je demande aux gens dans mes cours quels sont leurs objectifs, ils me répondent: grimper mieux, m'amuser, améliorer ma technique. Malheureusement, même si c'est un bon point de départ, ce genre d'objectifs risquent de ne pas mener très loin... ils manquent de «précision».
Pour obtenir des résultats, il faut savoir assez précisément ce que l'on veut. Est-ce qu'on veut surtout améliorer sa force, son endurance? Quel est le lieu où on pratique le plus souvent (intérieur, extérieur)? Dans quel type de paroi veut-on grimper (dalle, vertical, fissure, toit)? Est-ce qu'on veut faire un multi-pitch en 5.11 ou plutôt grimper de courtes voies de sport?
Sur le plan technique, que veut-on améliorer en premier? On ne peut pas tout travailler à la fois, il faut établir un ordre de priorité. Avoir les hanches plus près du mur, mieux placer ses pieds, maîtriser sa technique de dévers, etc.
Ensuite, pour définir ses objectifs, il faut connaître ses forces et ses faiblesses. Si on les connait mal, on peut demander à nos partenaires d'escalade leur avis.


Moi, je me demande d'abord quels types de voies je réussis le mieux, et quel type de voies m'horripile ou me fais perdre mes moyens. Êtes-vous meilleur dans le dévers, la dalle, les voies d'endurance, les voies de type "bloc" très courte? Les compétitions constitue aussi une excellente façon de cerner des faiblesses techniques très précises (crochets de talon, pinces, mouvements d'épaules, etc.)
J'ai trouvé sur le site de l'Université de Montréal, un article intéressant qui donnait un truc fort simple pour déterminer ses «Résolutions du Nouvel An», l'acronyme SMARTER! (tiré de Ma santé au sommet). Le tout s'applique parfaitement à la dtermination des objectifs d'un sport.
Pour obtenir de bons résultats, vos objectifs doivent être:

Spécifiques… assez détaillés pour vous permettre de déterminer quelles actions entreprendre et à quel moment.

Mesurables… pour pouvoir évaluer concrètement vos progrès. Il vous faudra ainsi définir une unité de mesure et être capable de répondre à la question « combien ?». Par exemple, on peut compter le nombre de voies enchaînées dans une séance ou bien essayer d'augmenter le nombre de pull up qu'on fait ou le temps de suspension sur la poutre.

Accessibles… ils doivent être à votre portée! Ne visez pas le 5.12 cette année si vous commencez à peine à grimper du 5.10 en moulinette, ou ne pensez pas obtenir la première place à une compétition si vous vous entraînez depuis quelques mois à peine.

Réalistes… en nombre raisonnable! Commencez avec des petits objectifs stimulants faciles à réaliser (à court terme) et approchez-vous de plus en plus de votre objectif à long terme.

Temporels... inscrits dans un temps précis. Bien sûr, il vous faudra constamment réévaluer votre échéancier, mais savoir quand vous commencerez à travailler une habileté particulière et à quel moment vous aimeriez vérifier les résultats aide à rester motivé!

La périodisation… kossé ça veut dire?

On peut généralement atteindre notre performance MAXIMALE à quelques reprises dans une année. Habituellement deux ou trois fois par année. Périodiser, ça veut dire prévoir de travailler différents aspects de sa pratique (force, résistance, endurance) de manière à atteindre le maximum de notre potentiel au moment VOULU.

Le moment voulu, c’est un voyage, une compétition, vos vacances… ça dépend de vos OBJECTIFS! On part de ce moment tant attendu, on l’inscrit au calendrier, et on regarde ensuite combien de temps il nous reste jusqu’au moment fatidique!

Un cycle comprend une période de préparation physique générale (PPG), une période de préparation physique spécifique (PPS), une période d’affutage et une période de concrétisation (le voyage ou la compétition la plus importante).

La périodisation doit aussi prendre en compte les REPOS, qu’on oublie trop souvent. En effet, il ne faut pas attendre d’être blessé ou complètement épuisé avant de se reposer. C’est dans les périodes de repos que le corps récupère pour revenir plus fort qu’avant!

L’escalade est un sport qui exige une foule d’habiletés physiques : flexibilité, force, puissance, endurance, résistance. Ces habiletés ne peuvent être toutes sollicités en même temps si on veut s’améliorer. Très bientôt, je vous parlerai des diverses filières énergétiques et de différents types d’entraînement qui peuvent vous permettre de les travailler.

Bon training!

samedi 8 mai 2010

Plus que deux semaines...


Ça devait bien arriver. J'ai terminé mon baccalauréat hier (enfin, une chose de réglée), et ce matin je me lève en pensant «bon, prochaine étape, les Championnats canadiens»! On passe vite d'un projet à l'autre dans ce monde constamment en mouvement... Bon, c'est pas comme si je n'y pensais pas depuis des mois, mais là ça devient vraiment concret, au point où il serait temps que je m'inscrive officiellement pour participer!

J'ai participé pour la première fois aux «Nationaux» (Championnats canadiens de bloc) l'an dernier à Allez Up . À ce moment là, je me demandais bien pourquoi j'y allais. Je suis revenu d'un voyage d'escalade à Red River Gorge en autobus pour ça! J'étais complètement morte de fatigue et plus très motivée, alors je me suis questionné quant à mes motivations profonde. En plus, j'étais probablement parmi les moins forte de ma catégorie...

Finalement, je me suis classée 20e sur 22! Puis, le lendemain, 1ere sur 8! Mais ça, c'est pas vraiment important. Ce qui est génial, c'est que j'ai vécu une expérience inoubliable, rencontré des grimpeurs et surtout des grimpeuses passionnés de partout au Canada et vécu des émotions fortes. Je ne regrettais pas du tout le retour forcé de Red.

J'ai pas de photos de moi des Nationaux, alors en voici une de Vertical!


Photos de Catherine Léveillé
Vertical 2010

Je participe aux compétitions du Tour de bloc depuis maintenant trois ans, et je n'ai jamais hésité à y aller. Cependant, je suis toujours déçue de voir que peu de femmes et de filles osent participer. Récemment, même si je trouve que plus de filles s'inscrivent dans Open, il arrive qu'il y ait seulement une, deux ou trois filles dans les autres catégories!

Hé les filles, come on! Les compés sont ouvertes à tous (même si vous grimpez du V0!), et pas besoin d'être forte pour y aller! C'est un événement qu'il faut prendre à la légère au début et voir comme un super entraînement qui travaillent tous les aspects - physiques, techniques et mental-, de votre pratique. Comme me l'a dit Bonnie de Bruijn quand je lui ai demandé s'il fallait être forte pour participer: «You don't need to be strong to compete, competing WILL make you stronger».

J'ai posé quelques questions à des participantes du Tour de bloc, pour connaître leurs motivations. Voici ce qu'elles m'ont répondu.


Véronique Gosselin



Pourquoi est-ce que tu participes à des compétitions d’escalade?

Pour l’apprentissage, pour les défis. Chaque compétition me démontre une nouvelle lacune dans ma pratique, me donne l’occasion d’apprendre en effectuant plusieurs problèmes, me permet d’aiguiser ma concentration, de contrôler mes émotions. C’est aussi très inspirant de voir les autres filles, et je sors toujours d’une compétition avec une nouvelle bouffée de motivation.
Dernier point, les compétitions me permettent de rencontrer d’autres grimpeurs et grimpeuses, et ces nouvelles rencontres sont toujours enrichissantes!

Ça fait déjà assez longtemps que tu participes à des compétitions, tes motivations ont peut-être changé. Qu’est-ce qui te garde, qui est le plus fort, qui fait que tu as encore envie de continuer?

Je continue d’apprendre! Et si ce n’est pas sur ma technique de grimpe, c’est sur moi-même.

Quand on est déjà assez forte, qu’on est pas mal au sommet de notre art, qu’est-ce qui fait qu’on veut encore participer au Tour de bloc?

Ce n’est pas mon cas… je ne me sens jamais au sommet de ma forme, je cherche toujours à m’améliorer. Puisque je n’ai jamais suivi religieusement un circuit de compétition, mais que je participe plutôt de façon sporadique à certaines compés qui s’intègrent dans mon horaire, chaque compétition m’apporte le même niveau de stress, ce qui me fait sortir de ma zone de confort et favorise mon apprentissage.

Crois-tu qu’il faut être forte pour s’inscrire à une compétition? Est-ce que tu participes même quand tu n’es pas entraînée ou prête, juste pour le plaisir d’y être?

Si je prends le temps de bien définir mes objectifs personnels, par rapport à moi-même et à mon niveau de forme temporel, chaque compétition est pour moi source de plaisir. Forte ou pas!





Véronique Gosselin, régionaux 2010
Photo: Nic Charron

Stéphanie Bénard



Pourquoi est-ce que tu participes à des compétitions d’escalade?

J'aime énormément participer à des compétitions de blocs puisque ca me permet d'essayer pleins de nouveaux blocs avec des styles différents. Aussi, c'est très motivant pour l'entrainement. À chaque compétition, ma motivation à m'entrainer et devenir plus forte est toujours plus grande! Pour moi, la compétition est aussi un bon outil pour travailler mon mental, parce qu'à chaque fois, je dois travailler sur mon stress, ma respiration, etc. Enfin, lors des compétitions, tu peux rencontrer des personnes amusantes qui ne grimpes pas nécessairement à ton gym maison et tu peux créer des liens et apprendre de nouvelles choses concernant l'escalade.

Ça fait déjà assez longtemps que tu participes à des compétitions, tes motivations ont peut-être changé. Qu’est-ce qui te garde, qui est le plus fort, qui fait que tu as encore envie de continuer?

Au début, mon objectif en compétition était de gagner la catégorie débutant, ensuite, c'était de gagner expérimenté et maintenant, lors des compétitions, je vises le plus possible les finales! Il est certain que le calibre des filles open est très fort, mais c'est motivant à se surpasser encore plus!

Crois-tu qu’il faut être forte pour s’inscrire à une compétition? Est-ce que tu participes même quand tu n’es pas entraînée ou prête, juste pour le plaisir d’y être?

Pas du tout, j'essaie par ailleurs de motiver les personnes plus débutantes à essayer la compétition. La compétition fait parti des facteurs, je crois, qui font devenir une personne plus forte, car les 3-4 heures que tu grimpes représente un excellent entrainement. Et non, je participes à toutes les compétitions que je peux, même si je ne suis pas au sommet de ma forme, car j'aime découvrir des nouveaux gyms.

Jessica Bénard

«Les compétitions m'ont fait grandir énormément, car depuis, je prends plus de risques et je gère mieux mon stress. Je crois qu'avec la compétition, tu apprends la discipline, l'humilité, la remise en question et le dépassement de soi. Aussi, j'adore la gang qu'on côtoie à chaque événement! Le point le plus important, c'est que les gens s'entraident. On dirait qu'on est plus en compétition contre soi-même que contre les autres.»


MERCI LES FILLES! À BIENTÔT!

samedi 1 mai 2010

Val-David : accès menacé




Ceux qui sont allés récemment à Val-David ont peut-être remarqué des pancartes indiquant que le parc est actuellement fermé. En effet, la municipalité de Val-David, qui a signé une entente de 10 ans auprès de la FQME en 2001, souhaite résilier le bail accordé à titre gratuit à la FQME et prendre en charge la gestion du Parc, afin de combler le déficit municipal.

Si vous êtes membres de la FQME, vous avez probablement reçu un courriel à ce sujet la semaine dernière. On informait les membres que : « Actuellement, les parois d’escalade de Val-David sont toujours sous la couverture d’assurance de la FQME. Bien qu’il ait été indiqué à l’entrée du site par le village de Val-David que le parc d’escalade est fermé, nous sommes d’avis que nos membres peuvent s’y rendre comme à l’habitude. »

Bien sûr, cette situation ne plaît pas à la FQME et à bon nombre de grimpeurs ou d’équipeurs, qui risquent de « retirer » des protections fixes installées bénévolement au cours des dernières années.

On peut aussi craindre que les frais journaliers ou annuels soient plus élevés qu’auparavant. Bref, une situation à surveiller. La communauté de grimpeurs devra probablement s’intéresser aux débats à venir si elle ne veut pas en payer les frais!

L’appel est lancé.

vendredi 30 avril 2010

J'ai trouvé ma voie!




Et oui, cette semaine, je l'ai trouvé. Ma voie. Une belle voie technique, variée. Bon, j'ai pas trouvé "le sens de ma vie", c'est pas ce que je voulais dire... je suis simplement retournée à Baldi, petite paroi que j'adore dans les Laurentides, et je me suis lancée quasiment pas échauffée dans Ulysse (5.13a??? je suis folle ou quoi!). J'avais déjà essayé l'année dernière, en fin de journée, essai soldé par un échec.

Depuis maintenant près de 7 ans que je grimpe, je n'ai pratiquement jamais travaillé de voie, eu de "projet" comme on dit dans le jargon du grimpeur. Moi, je n'ai jamais tellement utilisé ce terme. À cause de ma formation en traduction et de la quasi-psychose qu'on nous fait vivre au sujet des angliscimes, le mot me rebute. À mon avis, le mot projet n'a pas le même sens en anglais et en français. En français, une fois qu'on a entamé un projet, ce n'est plus un projet, cela devient concret. Un projet, en français, ça doit être encore au stade de l'idée.

Bref, c'est pas tellement important. Parce que c'est tellement plus facile de dire "projet" plutôt que d'utiliser une périphrase comme "la voie que je travaille". Mais moi j'ai choisi d'utiliser le terme "ma voie". C'est une façon bien possessive de s'approprier le rocher. Elle n'est pas seulement à MOI, c'est sûr. Mais dans mon coeur, je l'aime, je vais la travailler, alors elle est un peu à moi!

En tout cas, une chose est sûre, j'espère la réussir cette année!

Voici quelques photos prises au cours de mon essai dans Ulysse l'an dernier.